Notre histoire
De policier à expert en parfums, l’étonnante reconversion de Florian
Article original paru sur Virgule.lu — 31/07/2024

L’année dernière, Florian Mohammed, 24 ans, a pris un chemin de carrière inhabituel. Au lieu de terminer sa formation de policier, il a ouvert une parfumerie à Belvaux.
Si vous vous rendez à Belvaux, au fin fond du Minett, à Sanem, entre Differdange et Esch, vous ne vous attendez pas forcément à y trouver un paradis de la parfumerie. Depuis décembre dernier, il vaut pourtant la peine de s’arrêter rue du Stade, où Florian Mohammed a ouvert Parfum 352. « La première chose que je dis à tous mes clients est : ‘profite de ton temps ici et détends-toi, le reste n’a pas d’importance’ », résume le jeune entrepreneur. Entrer dans son magasin, c’est se retrouver dans une petite oasis de bien-être qui ne pourrait pas se distinguer plus clairement du look clinique des chaînes de parfumerie modernes.
Le premier amour
« Mon premier amour de fragrance était Le Mâle de Jean-Paul Gaultier, parce que c’était le parfum de mon père », se souvient le jeune homme de 24 ans. « À partir de là, chaque fois que je sortais avec mes parents, je voulais sentir bon. Pour moi, les parfums ne sont pas seulement superficiels. Ils peuvent éveiller des émotions ou des souvenirs. » Mais avant de créer sa propre parfumerie, Florian Mohammed s’est essayé à de nombreux autres domaines professionnels.
Désir d’indépendance
« Je travaille depuis l’âge de 16 ans. Je voulais être indépendant et ne pas avoir à demander de l’argent à ma mère lorsque je voulais aller au restaurant ou au cinéma avec des amis », explique le jeune entrepreneur. « Je voulais apprendre à apprécier la valeur de l’argent, de sorte que je sache combien je devais travailler pour l’obtenir. Cela m’a aidé à ne pas tout dépenser pour des bêtises. »
« Je voulais être indépendant et ne pas avoir à demander de l’argent à ma mère lorsque je voulais aller au restaurant ou au cinéma avec des amis. »
Pour son premier vrai job d’étudiant, Florian Mohammed a aidé dans la cuisine d’un magasin citoyen à Belval, puis il a terminé l’école et a continué à travailler pendant les vacances. « J’ai pris un mois de vacances et j’ai travaillé un mois. » Le jeune homme de 24 ans a acquis de l’expérience dans le secteur bancaire, à la commune et dans des services de livraison.
Aujourd’hui, cette polyvalence et ce goût du contact se retrouvent au cœur de Parfum 352 : une parfumerie où l’on prend le temps, où l’on écoute, où l’on découvre des fragrances qui racontent une histoire. Une histoire qui commence par celle de Florian.
